L’expression « science ouverte » désigne la « diffusion sans entrave des publications et des données de la recherche » d’après le Plan national pour la science ouverte de 2018. Elle traduit aussi une politique d’édition scientifique à l’ère du numérique.

Science Ouverte

Engagements institutionnels et politiques


Open access : du renouveau dans les pratiques éditoriales


Fortes d’une volonté de montrer leur adhésion à l’open access, des institutions se sont inscrites dans une perspective règlementaire et législative à l’échelle européenne et à l’échelle nationale.

  • 2013 : la commission européenne impose la diffusion en accès libre et gratuit des résultats de recherche des projets financés par le programme Horizon 2020.
  • 2016 : en France, l’article 30 de la loi pour une République numérique permet aux chercheurs de "diffuser sur une archive ouverte leurs écrits scientifiques publiés dans des revues, même après cession des droits exclusifs à un éditeur"*, au plus tard 6 ou 12 mois après publication en fonction du domaine disciplinaire et à condition que l’activité de recherche soit financée au moins pour moitié par des dotations publiques nationales ou européennes.

Cet engagement s’accompagne de la remise en cause des méthodes d’évaluation qui incitent les chercheurs à publier dans des revues à fort impact pour rester dans la course à la recherche.

*Article 30 -  LOI n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique

Au début des années 2000, des initiatives sont lancées pour tenter d'améliorer la situation et promouvoir un nouveau mode de diffusion à l’échelle internationale.

  • 2001, congrès à Budapest : plusieurs chercheurs et bibliothécaires, travaillant dans des institutions impliquées dans le domaine des archives ouvertes, proposent de définir l’open access. Ils lancent un appel international en sa faveur, connu sous le nom d’Initiative de Budapest qui en définit les principes comme : un accès libre, ouvert, permanent à la littérature scientifique dans les respects du droit d’auteur.
  • 2003, déclaration de Berlin : elle est rédigée lors d’un congrès tenu à la Société Max-Planck par les institutions publiques qui réclament la mise à disposition de la littérature scientifique, mais aussi de l’ensemble des données et des logiciels ayant permis de produire cette connaissance. À l’heure actuelle, le texte est signé par 648 établissements de recherche.

Il s’agit de rendre la documentation scientifique accessible à tous (qu’elle soit publiée ou non) et de reconsidérer le modèle lecteur-payeur.

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